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Lundi 21 mai 2012 |
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mardi 19 janvier 2010
Une solution pour les "prédateurs" des temps modernes ?
Prédateur ? Mais qu’est-ce donc ? En voici la définition du dictionnaire : se dit des animaux ou de certains hommes qui vivent de proies animales.
Les pédophiles seraient donc une race à part, des carnivores "sexuels" ? Mais dans quels terriers se cachent-ils ? Eh bien partout ! Mais quelle honte ! Jusqu’à quand devrons-nous encore supporter ce genre d’individus qui s’en prennent constamment à nos chères petites têtes "blondes" ?
Rassurez-vous citoyens, le problème va être résolu. Ah ! enfin !
Monsieur le Président de la République nous a assuré que, dès 2009, un hôpital spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels ouvrira à Lyon. "Les détenus de ce type, à la fin de leur peine, seront examinés par un collège de médecins et, si ce collège reconnait leur dangerosité, ils ne seront pas remis en liberté, ils iront dans un hôpital fermé où ils seront soignés", a-t-il affirmé. "Ceux qui n’accepteront pas d’être soignés resteront dans cet hôpital fermé le temps qu’on les estimera dangereux", a ajouté Nicolas Sarkozy (Paris, 21 août. AFP).
Ca, c’est une bonne nouvelle, mais comment fait-on pour les autres ? Ceux qui, se sentant intouchables de par leur statut, qui sont encore en fuite et traqués et se faufilent malgré tout à notre nez et notre barbe tel un renard chapardant une poule ? Et ceux qu’on relâche en attendant leur procès ?
Malheureusement, cette "race" est loin d’être en voie d’extinction. Trop de "réserves" subsistent encore.
samedi 15 décembre 2007
Age de la Terre et âge de l’univers
mardi 18 septembre 2007
Soif de Culture... ?
Cet été, vous avez retrouvé le gout des choses simples : le pastis et la pétanque, les discussions interminables avec Gégé, le vieux copain d’enfance, les bonnes bouffes, les cigales, l’odeur du foin fraichement coupé, le bruit des vagues, les rires des enfants sur la plage...
Mais, malheureusement, il est écrit que ces bonnes choses ont une fin, et nous les savourons d’ailleurs d’autant plus qu’elles sont éphémères !
Alors, c’est reparti, vous avez chargé la voiture à bloc de tous les souvenirs que vous pouviez emporter avec vous, vous avez fermé la maison de campagne, vidé la piscine, dit adieu à la boulangère de Marly Gaumont qui fait des pains au chocolat si délicieusement parfumés...
Et vous avez repris la route de la vie parisienne... En vous jurant que cette année ne sera pas comme les précédentes !
NON, cette année, je ne me laisserai pas déborder par mon quotidien ! Fini les métro-boulot-dodo, ou les bouchons, réunions au comité de direction, boite de thon... Nuits blanches au Queen - cures de vitamines...
Je veux pouvoir m’élever et voir plus loin que les préoccupations de ma vie professionnelle, je veux mieux comprendre le monde qui m’entoure, je veux m’intéresser à l’Art et à la Philosophie, je veux rencontrer des nouvelles personnes, je veux apporter ma goutte d’eau à l’élaboration d’un monde meilleur !!!
Alors voilà un concept qui peut vous intéresser :
Culturalia...
Il s’agit d’un club d’un tout nouveau genre constitué de jeunes cadres réellement dynamiques, qui se réunissent une fois par mois pour entendre parler et discuter d’un thème d’actualité.
Chaque réunion est animée par LE spécialiste du sujet en question : des hommes politiques, des journalistes, de brillants intellectuels (Bernard Carayon, Antoine Sfeir, Jean Daniel, Erik Izraelewicz...) et porte sur : les conflits au Moyen Orient, les grandes expositions artistiques du moment, les changements climatiques, les problématiques d’intégration sociale des populations immigrées...
Pas besoin d’être ultra cultivé pour pouvoir y assister, bien au contraire... ces réunions s’adressent à toute personne qui a soif de culture et soif de comprendre !
L’intervenant vous réexplique tout l’enjeu du problème en des termes très simples, mais qui vous font rapidement saisir la complexité du sujet.
Le cadre est convivial, l’intervenant a du charisme et est surtout passionné par son sujet et ravi de le partager avec des jeunes. Vous pouvez lui poser toutes les questions que vous souhaitez... Et surtout, chose inédite et impossible lorsque l’on regarde passivement la télévision, vous pouvez proposer des solutions et vous faire entendre par quelqu’un qui a le pouvoir de faire évoluer les choses !
A la fin de ces réunions qui durent environ 1h30, un apéritif est organisé autour d’une coupe de champagne ou d’un petit vin inconnu qu’un vigneron se fera le plaisir de vous faire déguster.
La salle est chaleureuse, l’ambiance décontractée, on continue à débattre sur les opportunités à saisir en Inde, ou on parle de la dernière soirée à la Maison Blanche...
On échange des cartes de visite, on propose ses services pour les nouveaux besoins en recrutement de l’Oréal...
Echanges de bons procédés : « Je te file 10% de remise sur la nouvelle Golf si tu m’obtiens un taux à 3,2 pour mon crédit immobilier... »
Partage de plans selects : « Tu veux venir à la vente privée Dolce Gabana demain avenue Montaigne ? »
Les gens sont beaux, intelligents, parfois célibataires en quête d’une âme sœur partageant les mêmes centres d’intérêts...
Bien sûr, tout ceci a un prix, mais là encore, Culturalia sait se faire apprécier : 8€ !
Qu’est ce que 8 € pour venir assister à une conférence d’un intervenant prestigieux sur des thèmes au cœur de l’actualité, pouvoir lui soumettre ses idées, boire un petit verre et rencontrer de nouvelles personnes...
Last but not least... pour que vous en sortiez le cœur léger et non le portefeuille allégé... Les bénéfices réalisés sont intégralement reversés à l’Association humanitaire « Un chemin pour les enfants » qui s’occupe de scolariser des enfants vivant dans des bidonvilles à Manille aux Philippines.
Alors, me direz-vous... Comment faire pour rentrer dans le monde merveilleux de Culturalia et accéder ainsi à la plénitude intérieure et au bonheur à perpétuité...
Il vous suffit d’aller tout simplement sur le site internet http://www.culturalia.fr, vous y trouverez l’intégralité du programme de l’année et vous pourrez y laisser vos coordonnées électroniques.
Un mail vous sera régulièrement transmis afin de vous tenir au courant des manifestations à venir, vous n’aurez plus qu’à venir le jour J à l’Espace Bernanos, au 4 rue du Havre dans le 9e arrondissement.
Culturalia, c’est LA bonne résolution à prendre en cette rentrée 2007 !
lundi 23 juillet 2007
Une nouvelle vision de l’évolution de l’Univers (3/3)
3e
partie
Les
versets se rapportant à l’univers
Dans les
précédents articles,
nous avons examiné les versets du Coran où il
était question du système
solaire, puis des phénomènes qui accompagneront
la fin de celui-ci. Nous
abordons ici l’étude des versets concernant
l’univers en général : expansion de l’univers,
répétition du processus de création,
existence d’une multitude de planètes
semblables à la nôtre et d’une vie
extraterrestre… Nous remarquerons aussi que
le Coran semble décrire notre univers comme cyclique,
contrairement aux
conceptions actuelles les plus répandues.
1)
Description de l’univers :
"Cependant,
un jour, auprès de ton
seigneur, est comme mille
ans selon vos calculs. "
- Sourate
70, verset 4
"....
Les anges ainsi que l’Esprit montent vers Lui en un jour dont la mesure
est de
cinquante mille ans !"
A mon sens, on ne doit pas
prendre ces chiffres à la lettre. Il faudrait sans doute
prendre ces valeurs
pour leur contenu symbolique (cf. ci-dessous §1.7)
1.2) L’imbrication des
processus de création :
- Sourate
21, verset 30
" Les
impies n’ont-ils pas vu que les
cieux et
- Sourate
41, verset 11
"Par
ailleurs (Dieu) se tourna vers le ciel alors qu’il était
fumée et Il lui dit
ainsi qu’à
Remarque :
Peu après sa formation,
- Sourate
57, verset 25
"… Nous avons fait descendre le fer source de puissance terrible et d’avantages pour les hommes …"
Il est à remarquer que le verbe "descendre"
n’a été utilisé que pour le
fer
(à l’exclusion de tous les
autres métaux cités dans le Coran tels
que l’or, l’argent, le cuivre…).
Ceci laisse supposer que le Coran envisage l’origine extraterrestre du fer, ce
que semble
confirmer la science moderne.
1.3)
Répétition du processus de
création dans l’univers
Le Coran considère la création de l’univers comme un processus continu :
- Sourate
30, verset 11
"Dieu commence
la création, ensuite Il la
répète"
"Je
jure par les positions des étoiles ! - et en
vérité c’est un serment
considérable, si vous saviez !- que le
Coran est
véridique ..."
Ce verset nous fait penser par exemple au théorème de Kepler qui dit : "Le mouvement de chaque planète du système solaire est une ellipse dont le Soleil occupe un des foyers". De même, les autres étoiles, analogues au Soleil, suivent aussi des trajectoires bien précises, ainsi que les planètes éventuelles gravitant autour d’elles, comme c’est le cas pour le Soleil. On peut voir aussi dans ce verset une allusion à l’universalité des lois des mouvements des étoiles : pour nous, il s’agit de la loi de la gravitation universelle de Newton, qui détermine les trajectoires de toutes les étoiles et planètes.
Rappelons la conclusion de l’étude citée dans l’introduction : §1-2 : les mots et les lettres du texte coranique occupent des places bien déterminées les uns par rapport aux autres, exactement comme le sont les positions des étoiles dans l’univers.
Il est clair qu’à
l’époque
du Prophète, on ne pouvait pas saisir la portée
de ce verset. C’est
d’ailleurs la raison pour laquelle
l’expression (si vous le saviez) a
été utilisée.
1.5) Conquête
de l’espace
Dans le verset suivant, le
Coran invite d’une façon claire les hommes, non seulement à
conquérir l’espace, mais
aussi à explorer les profondeurs
terrestres :
- Sourate
55, verset 33
"Peuple des Esprits et des Etres
humains, si vous pouvez
pénétrer à l’opposé des
régions des cieux et de
Toujours à ce
même propos :
- Sourate
15, versets 14-15
"Si Nous ouvrions pour eux (les mécréants) une porte du ciel et qu’ils continuent par elle à y monter, ils diraient : ’Nos regards ne sont que troublés, ou plutôt nous sommes des gens ensorcelés."
Ici, l’utilisation du mot
"ensorcelés" peut signifier tout
simplement être subjugués par la surprise de la
découverte, par exemple d’une
vue spatiale de
Le verset suivant évoque
par
ailleurs la difficulté de respiration lorsqu’on monte
progressivement dans le
ciel.
- Sourate
6, verset 125
"Celui que Dieu veut diriger,
Il lui ouvre la poitrine à
l’Islam. Celui qu’Il veut égarer, Il lui rend la poitrine
étroite,
(déterminant) une gêne comme s’il montait dans le
ciel."
1.6)
Existence de vie
extraterrestre
Des
chercheurs en astronomie pensent qu’il y
a une forte probabilité d’existence de vie extraterrestre,
vu le nombre très
important de galaxies dans l’univers, formées par
de vastes regroupements
d’étoiles et de planètes gravitant
autour de celles-ci. Dans le verset suivant,
le Coran précise non seulement l’existence d’autres
créatures extraterrestres,
mais la possibilité d’une rencontre avec les habitants de
"Et il en est de ses signes, la
création des cieux et de
On trouve aussi le même
sens
d’existence d’une vie extraterrestre dans les quatre versets
cités ci-dessous,
où le premier verset indique que toute chose dans les cieux
ou sur Terre
participe à la louange de Dieu, alors que le second verset
précise que les
êtres vivants des cieux et les êtres vivants sur
Terre appartiennent à
Dieu, et
que les anges lui sont
obéissants.
"Tout ce qui est dans les cieux et tout
ce qui est sur
- Sourate
21, verset 19
"A
Lui appartiennent tous ceux qui sont dans les cieux
et
- Sourate
39, verset 68
"Et on soufflera dans la
trompe, et voilà que seront
foudroyés tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui
sont sur Terre,
sauf ceux que Dieu voudra. On y soufflera encore, et voilà
qu’ils seront
debout, à regarder."
- Sourate
27, verset 87
"Et le jour
où
l’on soufflera dans la trompe ! Puis ils seront effrayés,
tous ceux qui sont
dans les cieux et tous ceux qui sont sur
- Ceux
qui sont dans
les cieux
(Cesontdescréatures
« qui marchent », comme
il est
mentionné plus haut
dans
- Ceux
qui sont auprès
de Lui
(Ce sont
les anges,
comme l’indiquent
plusieurs sourates)
1.7) Existence
de planètes
semblables à la Terre
"Dieu
est celui qui créa sept
cieux et de
Le nombre des cieux et des
planètes est désigné par le chiffre 7.
Le choix de ce chiffre comme symbole
vient de son statut particulier, car c’est le plus petit
nombre premier après,
1, 3 et 5 qui sont d’usage plus ordinaire. Tous les
commentateurs sont d’accord
pour estimer que, dans les cultures antiques,
le chiffre 7 et ses multiples désignent la
totalité. C’est d’ailleurs
expliqué dans le Coran lui-même, comme l’indique
le verset ci-dessous :
- Sourate
2, verset 261
"Ceux qui dépensent
leurs biens dans le chemin de
Dieu, ressemblent à un grain d’où naissent sept
épis, à cent grains l’épi. Car
Dieu multiplie la récompense à qui Il veut. Dieu
est immense, omniscient."
2) La
durée
de la création
Il
reste à faire une remarque importante pour
compléter cette étude, concernant la
durée de la création. En effet, le
Coran annonce dans
le verset ci-dessous
que l’univers, y
compris la matière
galactique, a été
créé
ensix jours
(yawm), sans que Dieu
soit en
rien atteintde fatigue
(ceci semble être une réfutation de
la thèse biblique déclarant qu’après
la création en six jours, Dieu se reposa
le septième).
"Certes
Nous avons créé les
cieux,
- celles qui se trouvent sur
- celles qui se trouvent entre les cieux et la Terre.
"Dieu
est celui qui créa les cieux,
Il est à
préciser en outre que la mention dans le Coran de
"ce qui est entre les cieux et
Cependant, il ne faut pas
comprendre le mot jour comme la durée qui sépare
deux levers successifs du
Soleil, car ce jour n’aurait pu être défini
qu’après la création de
Remarque :
Il
est bien clair, que si on considère
l’univers comme étant ce qu’il est, en évolution
permanente, la durée de
sa
création coïncide
avec son
âge (cf. §4- 2 - 2). Il devient alors
possible, à mon avis,
d’expliquer la
création de - Sourate
41, verset 9 "Dis : En vérité
serez-vous infidèles envers Celui qui
créa 2.1)
Durée de vie totale de la
Terre "Il
a placé sur elle des sommets immobiles. Il l’a
bénie. Il y a réparti avec
mesure ses nourritures en quatre périodes, en proportion
convenable…" La
date de la fin du Soleil peut être déduite des
versets précédents,
car elle coïncidera avec celle de Une
estimation plus récente (cf. http://www.cirs.tm.fr/index-fr.htm
Actualités, Les dernières brèves,
Astronomie : Des informations plus
précises sur les débuts de l’Univers
(Février 2003) et http://www.gsfc.nasa.gov/topstory/2003/0206mapresults.html) propose un âge de 13.7 milliards
d’années
avec une incertitude de 100 millions d’années. Il est intéressant de
remarquer que le rapport (âge de (2+x)/(6+x)] - 1/3 =
10-3 Ce qui implique un écart
maximum x de 21 millions d’années, qui est
négligeable par rapport à
l’âge
actuel de l’univers. Ainsi, à
l’échelle historique, on peut
considérer que le
rapport (âge de
3) Evolution de
l’univers : 3.1) Formation
et expansion de l’univers Dans les versets suivants,
le Coran indique que l’univers a été
créé à partir d’une masse gazeuse avec
de
fines particules (1er
verset), dont les
éléments étaient initialement
soudés
entre eux en un seul bloc,
qui se
séparera par la suite (2-ème verset). L’expansion
a démarré après l’opération
de construction, et elle se poursuit encore (3-ème verset)
(on utilise le présent
pour le verbe étendre) : -
Sourate 41, verset 11 "Par
ailleurs (Dieu) se tourna
vers le ciel alors qu’il était fumée et Il lui
dit ainsi qu’à -
Sourate 21, verset 30 "Les
impies n’ont-ils pas vu
que les cieux et -
Sourate 51, verset 47 " Le ciel, Nous l’avons
construit
renforcé. En vérité Nous
l’étendons." (Le mot
ciel désigne ici tout ce qui est à
l’extérieur de On voit bien que la
description coranique de la création (1er verset) contredit
d’une façon
évidente la théorie classique du
« Big Bang » selon laquelle
l’univers aurait été au
départ concentré en un point très chaud et très dense,
mais d’une taille infiniment
petite. Dans la suite de cet
exposé,
nous entendrons par le terme "Big
Bang"
l’instant de démarrage de la formation de
l’univers, selon le point de vue
coranique et non pas selon la théorie de "l’atome
primitif". Notons que certains
exégètes
modernes ont évoqué la possibilité
d’existence de plusieurs univers. Ils se
sont appuyés
sur le verset coranique
suivant : - Sourate
1, verset 1 "Louange
à Dieu, Seigneur des mondes." Ce verset
utilise le mot "‘alamin"
pluriel du mot arabe " ‘alam" qui veut
dire aussi bien
« monde »
qu’ « univers ». Ce sens d’univers
multiples,
on l’a déjà rencontré dans
le §1.3
3.2) Structure
générale de
l’univers - Sourate
41, verset 12 "Il
a décrété les sept cieux en
deux périodes, et à chaque ciel Il fixa son
état par révélation." Remarque : Il est intéressant de
noter que jusqu’à présent,
beaucoup d’astronomes pensent que les principales
transformations qui ont
affecté notre univers, se sont
déroulées au cours des 300000
premières années
après le Big Bang et qu’après cette
date la structure générale de l’univers
n’a
pas beaucoup changé [5]. Nous constatons que cette
idée correspond à ce que
nous avons dit du verset 12 de la sourate 41.
4)
Effondrement de l’univers : Il
est intéressant de signaler que,
jusqu’à
présent les
recherches actuelles en
astronomie n’ont pas permis de savoir avec certitude
si notre univers est
fermé ou ouvert, car les paramètres
d’expansion de l’univers ne sont pas bien
estimés. Signalons toutefois que les dernières
données semblent converger vers
un univers ouvert. Pour
le Coran, après l’expansion, il y aura un effondrement ; puis
une
renaissance exactement de
la même façon
que le début (donc un nouveau Big Bang)
: - Sourate
21, verset 104 "Le jour où Nous
plierons le ciel comme les lettres au rouleau ! Tout comme Nous avons
commencé
la première création, ainsi Nous la
répèterons. - promesse sur
Nous !" - Sourate
39, verset 67 "Ils n’ont pas
estimé
Dieu à sa juste mesure, alors qu’au Jour de Il
faut
se rappeler ici que
les lettres chez les anciens
arabes étaient écrites
surun support de
papyrus ou de
cuir... et étaient en
général
enroulées. Ainsi,
la comparaison suivante peut être faite : l’univers
était initialement une seule masse
(comparable à un papyrus mis sous forme de
rouleau), l’expansion est
comparable à l’ouverture de ce rouleau et l’effondrement de
l’univers
s’effectuera comme un papyrus qui est déjà ouvert
et qui reprendra sa forme
initiale (de rouleau) grâce à sa constante de
torsion. Après cette action
de "pliage", il y
aura une répétition de
l’opération de création. Voici un point de vue
complémentaire, à propos du verset 104 de la
sourate 21 cité
ci-dessus : Les dernières
analyses
indiquent que l’univers est condamné à une
expansion continue. La masse de
l’univers est insuffisante pour retenir son expansion ou permettre un
effondrement. En outre, on évoque maintenant le fait que la
constante cosmologique
imaginée par Einstein soit non-nulle. Il existerait donc une
force de répulsion
à grande échelle associée à
"l’énergie du vide". Cette énergie
proviendrait de minuscules fluctuations quantiques du vide,
où matière et
antimatière se séparent avant de s’annihiler dans
la plupart des cas.
Cependant, dans ce processus, des fluctuations un peu plus importantes
pourraient se maintenir et grandir. Mais, immédiatement, les
dimensions de cet
objet se détachent des dimensions espace-temps de notre
propre univers. Ce
serait le départ d’un nouvel univers. Une
quantité innombrable d’univers
pourraient ainsi naître en permanence, mais sans
possibilité de communication
avec le nôtre (univers détachés). Bien que cette analyse soit
différente, elle pourrait bien être
interprétée à l’aide de la
sourate citée
plus haut. En effet, la théorie des cordes, qui
prévoit ces fluctuations du
vide, indique que ces objets sont sous- tendus par nos dimensions
espaces-temps
habituelles, en plus des nouvelles dimensions, qui sont celles qui vont
se
détacher si un nouvel univers "diverge" et se
développe. Or, les
dimensions ordinaires s’étendent sur un espace quasi-infini,
et n’ont donc pas
de courbure mesurable (géométrie plane ou
à très faible courbure). En revanche,
les nouvelles dimensions qui naissent des
précédentes ont des dimensions
quantiques, et sont donc courbées sur des rayons de l’ordre
de la dimension
d’un atome. Ainsi donc, l’image du "rouleau" et
d’enroulement
reflète assez bien ce concept, comme origine de la
création d’un nouvel univers.
A noter que c’est la meilleure théorie actuelle, mais comme
toute chose en
cosmologie, l’idée reste encore une spéculation.
Il reste à la prouver par des
observations. Notez qu’à bien y regarder, le verset
n’évoque pas vraiment l’idée
d’un effondrement. Simplement, ce qui a été fait
pour créer notre univers se
répèterait en continu à l’infini
partout dans notre propre univers. Soulignons
ici que, selon une étude récente
présentée par P. Steinhardt
(Princeton University) et N. Turok (Cambridge University),
l’univers
traverserait une succession sans fin de "Big Bang" et
de
"big crunch", séparés
par des
périodes d’expansion et de contraction. Il est
curieux de relever que les
auteurs ont développé dans leur
théorie la représentation de l’univers
par deux
feuilles de papier parallèles, (voir la sourate 21, verset
104) qui se
rencontrent et rebondissent (cf.
http://www.sciencedaily.com/releases/2002/04/020429080540.htm). On trouve aussi le même
sens
de renaissance cyclique de
l’univers dans
le verset suivant qui
est déjà cité au
§4.1.3 - Sourate
30, verset 11 "Dieu commence
la création, ensuite Il la
répète" L’idée d’un cycle, qui
implique un retour au début, peut être comprise de
l’expression"Tout comme Nous avons
commencé la
première création". Cette expression
peut signifier aussi la
répétition de la création d’autres
univers"... ainsi Nous la
répéterons. -
promesse sur Nous ... ". Mais même s’il en existe
d’autres en nombre
infini, notre univers est pour nous unique : c’est celui que nous
habitons et
nous n’en connaîtrons jamais d’autres. Si cette interprétation
de la création d’autres univers
s’avère
correcte, il y aura donc une multitude
d’univers qui seraient comparables à des bulles de
savon, en mouvement
systolique (contraction et expansion), sans contact entre elles. Remarque : Le Coran précise que le
début de l’effondrement de l’univers
aura lieu le Jour de Ainsi, d’après les versets qui
concernent la création et l’évolution
de l’univers, on pourrait établir la
chronologie suivante : - début de la
création de
l’univers, il y a 13.8 milliards
d’années (le « Big
Bang ») - démarrage de
l’expansion
de l’univers, qui continue jusqu’à
présent (voir la sourate
51, verset 47). - stabilisation de
la structure générale de
l’univers
après l’écoulement de deux
périodes (soit 4,6 milliards
d’années)(cf. §.3.2 Sourate
41, verset 12). - démarrage de la
création
de - la durée de vie du
globe
terrestre est de 9.2 milliards d’années. Sa fin
est liée à la fin du système
solaire (d’après 5)
Après l’effondrement de
l’univers "Le jour où CONCLUSION
GENERALE L’étude des
versets
coraniques incluant des notions scientifiques suscite de nombreuses
interrogations, car elle semble ne montrer jusqu’à
présent aucune discordance
majeure avec les connaissances actuellement établies, bien
différentes des
idées qui régnaient
généralement en
Arabie il y a quatorze siècles. Cependant nous sommes
conscients du fait que
notre étude est loin d’être exhaustive.
Nous avons voulu surtout souligner
l’existence dans le Coran de versets
à portée
cosmologique, chose que tous les lecteurs objectifs ne peuvent nier. On
peut
relever plusieurs points d’ordre astronomique, en particulier
le scénario de
l’apocalypse et le sort final de Dans le contexte actuel de
mondialisation des cultures, il n’est plus permis
à « l’honnête
homme »
d’aujourd’hui d’ignorer
délibérément les enseignements
apportés par d’autres
traditions que la sienne. La prise en considération, sans a
priori
condescendant, des indications données par le Coran sur la
marche de l’univers
ne peut qu’enrichir sa réflexion. Si ce texte
étonnant n’était que pure
invention d’un homme doué d’une
intelligence exceptionnelle, pourquoi celui-ci
se serait-il hasardé à proposer des
thèses scientifiques, qui risquaient
d’être
réfutées avec le temps ? - Sourate
4, verset 82 "Ne
méditent-ils donc pas sur
le Coran ? S’il provenait d’un autre que Dieu, ils y
trouveraient certes maintes
contradictions !" Les musulmans, quant à
eux,
considèrent que le Coran dépasse les
possibilités de la raison humaine, et y
reconnaissent une révélation d’origine
divine. Mais cela ne les dispense pas
d’en chercher l’interprétation la
meilleure, étant donné ce que leur apprend
par ailleurs l’expérience. -Sourate 3, verset
190-191 « En
vérité, dans la
création des cieux et de Comme celui que nous venons de
citer, de nombreux
versets du Coran affirment que les phénomènes de
la nature, objets de la
connaissance scientifique, constituent pour les hommes des
« signes »
les invitant à reconnaître "Nous
leur montrerons Nos
signes dans l’univers et en eux-mêmes,
jusqu’à ce qu’il leur devienne
évident
que c’est cela (le Coran), Une nouvelle vision de l’évolution de l’Univers (1/3)
Une nouvelle vision de l’évolution de l’Univers (2/3)
lundi 23 juillet 2007
Une nouvelle vision de l’évolution de l’Univers (2/3)
2e
partie
Nous allons examiner à
présent les nombreux versets du
Coran qui décrivent les phénomènes
extraordinaires précédant la fin de ce
monde. L’exégèse classique,
centrée sur l’essentiel du Message
prophétique, à
savoir l’avertissement lancé aux humains pour
qu’ils rectifient leur conduite
en prévision du Jugement dernier, n’a pas
prêté beaucoup d’attention aux
détails de ces descriptions. Nous pourrons cependant y
relever un certain
nombre d’indications qui nous semblent aujourd’hui
d’une surprenante
pertinence.
D’après les
données
actuelles de la science, le Soleil est une étoile dont
l’âge est estimé à 4.6
milliards d’années. Comme pour toutes les
étoiles, on peut définir son stade
évolutif. Le Soleil est actuellement dans le stade principal
de son évolution,
caractérisé par la transformation des atomes
d’hydrogène en atomes
d’hélium. Ce
stade actuel devrait théoriquement durer encore 4,6
milliards d’années (cf.
ci-dessous §.4 Durée de la création),
jusqu’à l’achèvement de la
transformation
de l’hydrogène en hélium, et ensuite
celui de la transformation de l’hélium en
carbone et en oxygène. Une fois son énergie
épuisée, le soleil devrait
atteindre alors un état de stabilité.
Au stade final de la vie du
Soleil, la transformation des atomes d’hydrogène
en atomes d’hélium s’achèvera
et aura pour conséquence la dilatation des ses couches
externes. Comme
nous le verrons ultérieurement, le
Soleil se gonflera alors et déstabilisera
Le Coran donne au Soleil un
terme évolutif et un lieu de destination.
- Sourate
36, verset 38
"Le
Soleil vogue vers un état
(ou lieu) de stabilité qui lui est propre. C’est la
détermination du Puissant,
de l’Omniscient."
Indiquons dès
à présent que selon
le Coran, le soleil, vers la fin de sa vie,
« gonflera ». Les
conséquences de ce gonflement,
énumérées par
le Texte sacré, sont les suivantes : le ciel deviendra rouge
et comparable à
une rose écarlate, il y aura une augmentation de son
intensité lumineuse, et
les étoiles ne seront plus observables à partir
de
1)
Fin du système solaire : les
phénomènes célestes
Concernant le système
solaire, le Coran a beaucoup
parlé
des phénomènes annonçant
l’apocalypse. N’ayant pas de connaissances
suffisantes
en astronomie, les anciens exégètes musulmans se
sont contentés de donner des
commentaires sommaires (plutôt que des explications) des
versets relatifs à ces
phénomènes, considérés
seulement comme des signaux indiquant la proximité du
Jugement dernier.
C’est à
travers une série
d’émissions de télévision
sur l’astronomie, présentée par la
cinquième chaîne
française, qu’il a été possible
d’établir un lien entre les versets
précités et
la fin du système solaire. La sourate la plus
célèbre qui évoque le
déclenchement de la dilatation du Soleil et les
phénomènes qui vont en découler
est la sourate 81, versets 1-6. Mais il faut noter que plusieurs autres
sourates ont aussi parlé de ces
phénomènes. Nous allons maintenant les passer
en revue.
"
Quand le
Soleil deviendra comme un ballon en (état de) gonflement
(kuwwirat)."
Précisons aussi que
dans le langage coranique, on
trouve souvent des descriptions de phénomènes
futurs utilisant des verbes mis
au passé accompli. C’est en fait un style propre
pour exprimer avec certitude
l’occurrence des évènements
cités.
D’après ce que
l’on sait
aujourd’hui, vers la fin de sa vie, le Soleil subira
effectivement cette
transformation : son volume augmentera avec le temps pour constituer
une étoile
géante rouge. Comme le savent les spécialistes,
le gonflement du
Soleil se traduira par un rapprochement de
la surface du Soleil de l’orbite terrestre. Ce rapprochement
de l’orbite
terrestre n’est pas explicitement mentionné dans
le Coran (cf. section 3.1-d
Sourate 75, verset 9), mais est évoqué par un
"Hadith" (propos du prophète Muhammad
rapporté par la
tradition, distinct du Coran révélé,
mais faisant autorité pour les musulmans
en second lieu, étant donné qu’ils
considèrent également Muhammad comme un
visionnaire exceptionnellement clairvoyant).
a) Aspect du ciel
Nous pouvons mentionner
à ce
sujet le verset du Coran qui compare l’aspect du ciel
à la fin des temps à
celui d’une rose : le Soleil représente
le cœur de la rose et le fond du
ciel a une couleur comparable à celle du cuir rouge
(pétales de la rose) :
"Puis,
quand le ciel éclatera et
deviendra (comme une) rose écarlate (comme le
cuir rouge)".
Le verset suivant décrit encore plus précisément l’aspect général du ciel qui, en plus de sa couleur rouge, possèdera une forte brillance, comme celle d’un métal en fusion.
- Sourate
70, verset 8
"Le
jour où
le ciel sera comme du métal en fusion".
Remarque :
Il est intéressant de
noter
ici, que, si on arrive à faire une simulation
détaillée du Soleil au stade de
géante rouge et de son atmosphère, on comprendra
peut-être pourquoi le
Coran a choisi de comparer
l’aspect de la voûte céleste à une rose écarlate :
est-ce seulement pour sa
couleur ou bien pour sa couleur et sa
forme ? Si on admet que dans le texte coranique, il y a un choix
judicieux
jusque dans l’utilisation des lettres et leur
fréquence [2], ne peut-on en dire
autant du choix des mots ? A notre sens, c’est la
deuxième hypothèse (couleur +
forme) qui est la plus vraisemblable.
D’après les
données
actuelles de la science, le soleil, lors de son dernier spasme, qui
durera
quelques milliers d’années, occupera toute la
voûte céleste et ressemblera
sûrement à l’une de ces
étoiles agonisantes maintes fois observées par le
télescope spatial Hubble (on peut en voir des images au site
http://www.aspsky.org/ngc/ngc_6-7k.html
, en
particulier
la nébuleuse "Œil du
chat" (cf. http://oposite.stsci.edu/pubinfo/jpeg/NGC6543a.jpg)).
Celles-ci ont expulsé leur enveloppe de gaz, donnant
naissance à de superbes
nébuleuses planétaires.
b/ Augmentation de
l’intensité lumineuse sur le globe terrestre
- Sourate
75, verset 7
"Lors donc que
le regard s’éblouira."
Il
est à noter, cependant, que le verset
précédent, comme ceux
qui se rapportent à
l’épisode final de
la vie du soleil n’exprime pas nécessairement
ce qui sera "observé" ou
"vécu" par des habitants éventuels de
c/
Les étoiles ne seront plus observables
Les deux versets suivants
expliquent que les étoiles seront difficilement
observables à partir de
"Quand,
donc, les étoiles seront obscurcies. "
- Sourate
81, verset 2
"Et
que les
étoiles deviendront ternes. "
d/ La
lune ne sera plus observable
La
difficulté
d’observation, due à
l’augmentation de
l’intensité lumineuse solaire, ne sera pas
limitée aux seules étoiles, elle
couvrira en réalité tous les autres corps
célestes. En
effet, quand la terre sera baignée dans
l’éclat extrême du soleil, il sera
impossible d’observer même
"et
que
Dans
la vision coranique,
l’éclipse de
Pour un observateur
terrestre habitué à l’éclat
lunaire, la non visibilité de
"...
et le
Soleil et
Remarque :
Ce verset est également
commenté par un "Hadith" (propos rapporté par la
tradition) du
prophète Muhammad [3]
(vol. 4, N°422)
décrivant le soleil et la lune comme
« baignés tous les deux dans le
feu ». Ceci pourrait traduire l’immersion
de ces deux corps célestes dans
l’atmosphère solaire de très haute
température. Le même "Hadith" fait
allusion à l’augmentation du volume des deux corps
célestes. Pour le soleil, le
Coran a déjà évoqué ce
phénomène, pour la lune on peut imaginer
qu’il s’agit
d’une dilatation sous l’effet de la chaleur intense
du soleil.
e/ Fragmentation de la Lune
Bien avant que la lune ne
tombe sur le sol terrestre, on sait aujourd’hui que les
effets de marée de
- Sourate
54, verset 1
"L’Heure
approche, et
Une deuxième
interprétation de
ce verset consiste à supposer que la
fragmentation de
d). Mais si on tient compte
des versets cités au § 2- e (voir
ci-après) qui laissent supposer que les
fragments lunaires vont chuter sur la surface de
La fragmentation de
f)
Modification des orbites des planètes du système
solaire
Le Coran précise
qu’il y
aura une dispersion
dans le mouvement
des planètes du système solaire (modification des
orbites), y compris
- Sourate
82, verset 2
"... et que les
planètes se disperseront (intatharat)."
Ceci est confirmé par
l’utilisation du terme arabe « intatharat »
qui signifie une
dispersion organisée, par opposition au terme
« tanatharat »
qui signifie une dispersion aléatoire.
2) Fin du système
solaire : les
phénomènes terrestres
a)
Mouvement d’exode et de rassemblement des animaux sauvages
A partir d’un certain
seuil
de réchauffement du
globe terrestre, les
incendies deviendront de plus en plus fréquents dans les
forêts. Les animaux
sauvages, sentant le danger, amorceront des fuites
générales et continues, ce
qui correspondra à de grands rassemblements, comme
l’indique le verset
suivant :
"...Et
les
bêtes sauvages rassemblées "
b)
Bouillonnement et débordement des mers et des
océans
"et les mers,
surchauffées. "
La surchauffe des mers et
des océans provoquera leur bouillonnement, comme
l’affirme le verset
suivant :
- Sourate
52, versets 5-6
"(Je jure) …par
la haute voûte, par la mer bouillante… "
"et
que les
mers seront déversées. "
Remarque :
Il
est bien évident que
l’évaporation des mers et des océans
entraînera une perte considérable de la
masse du globe terrestre. Mais il faut noter aussi que lorsque le
Soleil
deviendra une géante rouge et atteindra son volume maximum,
il aura déjà perdu
une partie de sa masse. D’après la loi de la
gravitation de Newton, une
fraction de perte de masse (par rapport à la masse initiale)
plus élevée pour
le soleil que pour la terre entraînera un
éloignement de l’orbite de la terre
par rapport au soleil et vice-versa.
Comme
l’atmosphère solaire se perdra alors dans
l’espace intergalactique, la
conclusion précédente reste a fortiori valable
pour toute planète (survivante).
Ainsi le terme "se disperseront " (cf. §1 -f) doit être
compris dans le sens "s’éloigneront
plus du soleil ". Le
changement d’orbite pour les planètes survivantes
du système solaire dont en
particulier
c)
Dilatation de la croûte terrestre
De même, le
réchauffement du
globe à une très forte température
entraînera sa dilatation,
d’où une répulsion et un
rejet de son contenu
(probablement les éléments les plus
volatils : atmosphère, eau et certains
éléments piégés
actuellement sous la surface).
- Sourate
84, versets 3-4
"....
et que
Remarque :
La dilatation de
d)
Pulvérisation des montagnes
Le sort des montagnes,
caractérisées habituellement par leur
solidité, est prédit dans le
verset suivant :
- Sourate
101, verset 5
"
... et les
montagnes comme laine cardée."
Le choix de
l’expression "laine
cardée"
traduit en fait le changement de la nature des roches qui forment les
montagnes
et qui, initialement très compactes et très
solides, vont devenir par
la suite, sous l’effet de la chaleur,
très molles et
plus volumineuses (comme la laine cardée). Ceci
indique nettement la cause de
changement de leur
état, à savoir la
température excessive régnant
sur le
globe terrestre après la dilatation du soleil.
Un autre fait
confirmant cette interprétation est un second
verset indiquant que les montagnes fondront comme "des
dunes de sable croulantes", perdant petit à petit
de
leur hauteur et de leur solidité :
- Sourate
73, verset 14
"… tandis que
les montagnes sont comme
des dunes de
sable croulantes."
La comparaison à des
dunes
de sable croulantes montre la perte progressive de hauteur et de
solidité des
montagnes. Ces deux phénomènes confirment
l’idée que les roches de ces
montagnes seront alors en cours de fusion. Cette fusion
continuera jusqu’à ce que ces
dernières
soient complètement aplaties sur le sol terrestre, ainsi que
l’envisage le
verset suivant :
- Sourate
20, versets 105 -106
"On
t’interrogera sur le sort des
montagnes. Dis : « Mon Seigneur les
démolira, Il fera d’elles une
aire toute plane »."
Autrement dit, les montagnes
seront totalement désintégrées (sous
l’effet de la chaleur).
On retrouve aussi la même
idée de désintégration des montagnes
dans le verset suivant :
- Sourate
56, versets 5-6
"Et
les montagnes seront
réduites en miettes pour finir en particules
éparses."
Ainsi les montagnes,
même
les plus solides et les plus élevées, finiront
par être émiettées et
deviendront comme des mirages, ce qu’évoque le
verset suivant :
- Sourate
78, verset 20
"et les
montagnes … deviendront (comme) un mirage"
On peut supposer,
d’après
les versets précédents, que si les montagnes
réputées pour leur solidité se
mettent à fondre, la croûte terrestre subira le
même sort.
e)
Chute des débris lunaires sur le globe terrestre
Dans un autre verset, il est
précisé que
- Sourate
69, versets 13-14
"et
que la terre (le sol) et
les montagnes seront soulevées, puis pilonnées
d’un seul coup. Ce jour-là
alors, l’Evènement se produira."
Le soulèvement
évoqué
ci-dessus est à relier à la dilatation de la
croûte terrestre (cf. §2-c). Le
pilonnage du sol terrestre et des montagnes,
à la suite d’un
seul et unique
coup, qualifié par le Texte coranique de
fatal, ne traduit-il pas le résultat de la chute
du plus gros morceau
(géant) de
Le texte coranique précise
même l’occurrence
de cette secousse violente. En effet,
d’après
le verset 14 de
- Sourate
73, verset 14
"Le
jour où la terre (le
sol) et les montagnes seront ébranlées, tandis
que les montagnes sont comme
des dunes de sable croulantes "
Il est à noter que le
texte
coranique signale qu’après "le grand
évènement" (secousse violente du
sol terrestre), le sol terrestre subira des pilonnages successifs qui
pourraient n’être que les résultats de
la chute des restes de débris
lunaires.
- Sourate
89, verset 21
"…quand la
terre
(le sol) subira pilonnage
après
pilonnage."
Comme autres conséquences du pilonnage du sol terrestre par les énormes météorites lunaires, il y aura formation de "tourbillons" dans le ciel comme l’indique le verset suivant :
- Sourate
52, verset 9
"Le jour où le
ciel sera agité d’un tourbillonnement."
L’agitation du ciel par
un
tourbillonnement sera accompagnée par la formation
d’un véritable écran nuageux
et poussiéreux, formé de cendres, dont
l’épaisseur atteindrait
probablement plusieurs
dizaines de
kilomètres et qui couvrira le globe terrestre. La couverture du globe terrestre par une
très grande masse de fumée
("des nuées") est précisée dans le
verset suivant :
- Sourate
25, verset
25
"Et
le jour où le ciel sera fendu par les nuées ...
"
Le verset qui suit nous
décrit une fumée inhabituelle, inconnue des
contemporains du Prophète. Cette
fumée se produira sans doute à la suite
d’impacts très violents, dus à des
collisions énergiques de très gros corps rocheux
(météorites lunaires) sur le
sol terrestre. Cette fumée sera donc très
dense et unique dans son genre (fumée
singulière).
- Sourate
44 , verset 10
"Eh bien !
Guette le jour où le ciel s’emplira
d’une
fumée singulière. "
A part la mention, dans les
versets évoqués plus haut, d’une
secousse très violente, d’un tourbillon dans
le ciel et de la formation d’un gigantesque écran
de fumée qui enveloppera le
globe terrestre, on ne trouve pas
dans le texte coranique des versets qui permettent de
déduire d’une façon
explicite d’autres conséquences de la chute de
météorites lunaires géantes sur
le sol terrestre. C’est à travers des "Hadiths", que nous avons compulsés,
que nous pouvons relever d’autres
effets, notamment le ralentissement de la
vitesse de rotation du globe terrestre.
On sait que la lune assure
la stabilité de la course de notre planète. Les
perturbations qu’exercent les
consœurs de
Il est
précisé dans un
"Hadith" qu’à
l’approche de
l’apocalypse :
"une
journée
deviendra comme une année, puis comme un mois, puis comme une
semaine…puis elle deviendra
comme une journée actuelle"
[3]
Comme
nous pouvons le constater, les citations coraniques
concernant les conséquences du passage du Soleil au stade de
géante rouge sur
l’évolution de la surface terrestre, ainsi que sur les
autres planètes du
système solaire, décrivent une multiplication de
faits, sans fournir la chronologie
de ces évènements. A titre d’exemple,
quand le Coran annonce qu’il y aura une
dilatation de la croûte terrestre (cf. §2.c) et que les montagnes seront
pulvérisées (cf. §2.d),
ces phénomènes ne pourront avoir lieu
qu’après le bouillonnement et
l’évaporation
des mers et des océans (cf. §2.b). Ils
sont
évidemment séparés par des milliers
(ou millions) d’années.
- Sourate
14, verset 48
"Le
jour où
Il est intéressant aussi de noter que l’utilisation dans le verset précédent de l’expression "transformée en une autre Terre" n’est pas accompagnée de détails qui auraient risqué de choquer les contemporains du Prophète, qui l’ont d’ailleurs déjà accusé de folie et de magie, car la révélation coranique ne s’accordait pas avec leurs croyances et leur vision du monde.
- Sourate
39, verset 69
"Et
Une nouvelle vision de l’évolution de l’Univers (1/3)
Une nouvelle vision de l’évolution de l’Univers (3/3)
lundi 23 juillet 2007
Une nouvelle vision de l’évolution de l’Univers (1/3)
La confrontation des textes des Ecritures Saintes avec les données de la science a été de tout temps pour l’homme un sujet de réflexion. C’est dans ce cadre que beaucoup de chercheurs se sont penchés sur les enseignements de la Bible, et du Coran, afin de chercher leur degré de compatibilité avec les données de la science moderne.
Dans le présent article, nous amorçons une étude des versets coraniques touchant à l’astronomie, sans chercher à en privilégier certains. Notre choix de ce thème a été motivé par le fait que la majorité des versets coraniques qui abordent des notions scientifiques traite de ce sujet particulier.
Précisons que le but du présent article n’est pas le "concordisme", cherchant à concilier à tout prix le Coran et la science moderne, c’est plutôt l’analyse d’un document ancien, mais toujours vivant pour les musulmans, et la confrontation de certaines de ses indications avec les connaissances actuelles. Les interprétations des versets relatifs au destin futur de l’univers ne doivent être en aucun cas prises comme une nouvelle " théorie " ou " preuve " qui semblerait être sur le même plan que les théories scientifiques elles-mêmes. L’essence de notre travail est une recherche du sens au niveau de l’humain et du message religieux. L’approche est donc tout à fait différente de l’approche scientifique et se joue sur un autre terrain, qui peut être considéré comme complémentaire du savoir rationnel. Il ne s’agit ici en aucun cas de proposer un modèle alternatif de l’univers, en remplacement de ceux patiemment déduits par les astronomes à partir de leurs observations.
Notre apport se situe au niveau de l’intersection des deux domaines : en quoi notre connaissance actuelle peut-elle éclairer notre compréhension des textes anciens ? Dans l’autre sens aussi, en quoi un message prophétique, relativement éloigné dans le passé, peut-il correspondre ou être en désaccord avec le savoir de notre époque ?
Le savoir rationnel ne peut cautionner le message religieux, ni l’inverse d’ailleurs. Cependant, les deux aspects sont une source inépuisable de questions et d’interrogations qui renvoient l’un à l’autre, en nous aidant à rechercher un sens à notre existence.
Etude
des versets du Coran
touchant au domaine astronomique
1ère
partie
1)
INTRODUCTION
1 -1)
Problématique actuelle :
Il y a un siècle
environ,
la création de l’univers était un
concept que les astronomes ignoraient en tant
que tel. L’idée communément admise
était celle d’un univers éternel. En
examinant l’univers, les scientifiques supposèrent
qu’il s’agissait simplement
d’un agrégat de matière et
s’imaginèrent qu’il n’avait
pas de commencement.
L’idée d’une création
était écartée,
c’est-à-dire celle d’un moment
où
l’univers et tout ce qu’il contient commence
à exister. Ce n’est qu’après
l’avènement de la théorie du
« Big Bang » dans les
années cinquante
que les astronomes ont admis que l’univers avait un
début, qu’on peut
considérer comme l’instant de sa
création. Mais cette grandiose découverte a
rendu les astronomes de plus en plus avides de trouver la
réponse à une
multitude d’interrogations. Quel est le devenir de notre
univers ? Quel est le
devenir de notre système solaire et de notre
planète en particulier ?
En examinant l’histoire
multimillénaire de
l’homme, on constate que nos ancêtres se posaient
aussi des questions
similaires, sans toutefois pouvoir apporter des réponses
scientifiques. En ce
qui concerne la civilisation arabo - musulmane, les
traditionalistes
rapportent de telles interrogations chez les premiers musulmans du
septième
siècle. C’est en partant de ces faits que nous
nous sommes proposés
d’étudier en toute objectivité le
Coran, Livre
saint des musulmans, pour examiner dans quelle mesure ce Livre, datant
du
septième siècle, abordait ce problème
fondamental.
Ce papier constitue donc
une contribution, qui demande à être approfondie,
à l’exégèse de ce document
ancien qui, contrairement à ce que pensent certains,
renferme des allusions et
affirmations tout à fait étonnantes,
méritant d’être examinées en
toute
objectivité et sans idées
préconçues, par des observateurs impartiaux.
1 - 2)
Contexte de
Avant l’époque de
Dans ce milieu souvent
assez barbare (pratiquant par exemple l’infanticide des
fillettes, qu’on
enterrait vivantes), éloigné des grands centres
de civilisation de l’Antiquité,
survivaient, en même temps que le polythéisme,
toutes sortes de croyances magiques.
Les explications les plus merveilleuses et les plus fantaisistes
étaient
données aux phénomènes de la nature.
Le texte du Coran tranche par sa sobriété
sur tout ce folklore mythologique, et par ses incitations constantes
à
l’observation, au raisonnement, et à la
réflexion, marque l’avènement de
l’esprit rationnel dans ce milieu tribal
jusqu’alors régi par de multiples
superstitions.
Un exemple historique
peut
illustrer ce propos. Le jour de la mort en bas âge du dernier
fils du Prophète
Muhammad, Ibrahim, qu’il chérissait beaucoup, il
se produisit une éclipse de
soleil. Les gens commencèrent à dire que le
soleil s’éclipsait pour la mort
d’Ibrahim. Le Prophète, les larmes aux yeux,
s’écria alors : «
Certes
le soleil et la lune ne s’éclipsent ni pour la
mort de quelqu’un, ni pour sa
vie. Ce (les éclipses) ne sont que deux signes parmi les
signes de Dieu, et
lorsque vous les voyez, priez. »
(rapporté par le grand traditionniste
Bukhari, vol.2)
Le
seul atout des Arabes du
désert était qu’ils maîtrisaient bien
leur langue. De célèbres
concours de poésie avaient lieu. Il y avait
même des gens qui étaient capables de construire
une phrase ou un vers traitant
d’un sujet bien précis, et pouvant être
lu dans les deux sens (palindrome).
Dans ce contexte où l’éloquence
représentait l’une des principales valeurs, le
Coran s’imposa magistralement par sa grande
beauté, sa force expressive, sa
densité symbolique, que les personnes qui connaissent la
langue arabe
ressentent encore aujourd’hui. Rappelons que le texte du
Coran ne peut pas être
confondu avec les paroles ordinaires du prophète Muhammad,
qui entrait dans un
état très particulier lorsqu’il
recevait une révélation. Les
vérités claires
qu’apportait le Coran, fondant une religion alliée
de la raison, optimiste et
accessible à tous, convainquirent en peu de temps des
populations déjà séduites
par le miracle stylistique (i’jâz).
Notons que certains versets
coraniques défient explicitement les hommes de produire une
seule sourate
pouvant rivaliser avec le Texte sacré, par exemple les
versets 23-24 de la sourate 2, ou le verset 88 de la sourate 17,
cité ci-dessous :
-
Sourate 17,
verset 88
« Dis :
« Même si les hommes et les djinns
s’unissaient
pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne
sauraient produire
rien de semblable, même s’ils se soutenaient les
uns les autres ».
Signalons
qu’une étude du
texte coranique, intitulée "le miracle" [4] a
été récemment publiée
par un ingénieur syrien. Dans
cette étude, l’auteur s’appuie sur des
considérations purement statistiques.
Ainsi, il a examiné la symétrie
dans
l’utilisation des mots et des lettres, c.-à-d. ce que nous
appelons en termes
d’analyse des données "les oppositions".
Il a pu ainsi
démontrer un
résultat important (et qui semble être
général pour le texte coranique), à
savoir que pour un
verset ou une sourate
donnée, la fréquence d’utilisation des mots ou
des lettres est en relation
étroite avec le sujet traité. Il a
montré que
les mots et les lettres du texte coranique occupent des places bien
déterminées
les uns par rapport aux autres, exactement comme le sont les positions
des
étoiles dans l’univers.
Dans le
verset cité ci-dessous, Dieu jure par les positions des
étoiles que le Coran
est véridique.
- Sourate 56, versets 75-76
« Je jure
par les positions des étoiles ! - et en
vérité
c’est un serment considérable, si vous saviez !- que le Coran
est véridique ... »
«
Signalons que les
exégètes
musulmans de l’époque classique ont
interprété sans difficulté les versets
d’ordre général, mais se sont parfois
trompés pour les versets se rapportant
par exemple aux sciences de la vie. Concernant
l’interprétation des versets
d’ordre astronomique, ce fut aussi plus ou moins un
échec. La raison en est
probablement que leur savoir dans ce domaine était souvent
insuffisant, mais
aussi que leur intérêt
n’était pas principalement centré sur
ces questions. Il
est évident que de siècle en siècle,
l’interprétation du Coran progresse
et se renouvelle.
Un problème
analogue se
pose concernant la traduction du Livre saint en langues
étrangères,
indispensable pour que les lecteurs non arabisants puissent se faire
une idée
de son contenu. Chaque traducteur se réfère en
effet plus ou moins consciemment
à une interprétation, et traduit les versets
faisant allusion à des notions
scientifiques en fonction de sa propre compréhension, alors qu’il serait souvent plus
sûr pour lui de se limiter à une
traduction littérale, afin de ne pas trop
s’éloigner du sens initial de ces
versets. Pour éviter les contresens et les erreurs
d’interprétation, une
bonne traduction nécessite évidemment une
connaissance suffisante du domaine
abordé par chaque verset.
1 -3)
Importance du domaine astronomique pour le
Coran :
Comme nous l’avons
déjà
remarqué, la majorité
des versets
coraniques pouvant être confrontés à la
science moderne touchent au domaine
astronomique. La raison de la mise en avant de ce sujet est fournie par
le
Coran lui-même : le verset cité
ci-dessous proclame que la création de
l’univers constitue un fait plus grandiose que la création
de l’être humain.
- Sourate 40, verset 57
"La création
des cieux et de
De
nombreux autres versets invitent clairement les humains, dans leur
recherche
des signes de
- Sourate 10, verset 101
"Dis
: ’Regardez ce qui est dans les cieux et sur
la terre ... ’ "
Sourate 67, verset 3-4
« (Béni
soit)
Celui qui a créé sept cieux
superposés, sans que tu voies de faille dans la
création du Miséricordieux. Ramène
(sur elle) le regard. Y voies-tu quelque
brèche ? Puis ramène (vers elle) le regard par
deux fois : le regard te
reviendra harassé et
déçu. »
Les
versets coraniques touchant au domaine astronomique ne peuvent
qu’éveiller
l’intérêt des personnes
informées des conceptions récentes dans ce
domaine.
Nous allons maintenant les examiner, en les classant en trois
catégories : ceux
qui décrivent le système solaire, ceux qui
évoquent la fin du système solaire,
ainsi que les phénomènes qui se produiront alors
à la surface de
2) Les
versets
décrivant le système solaire
Le Coran
désigne le système solaire par "le ciel le plus
proche" :
- Sourate 37,
verset 6
" En
vérité nous
avons paré le ciel le plus proche d’un ornement :
les planètes."
On sait aujourd’hui
qu’il n’y a pas, parmi les
éléments célestes les
plus proches de nous, d’éléments
importants
et permanents
autres que les
planètes et leurs satellites
naturels.
2-1) Forme
sphérique de la Terre
On peut citer quelques
versets précisant que la Terre
* est une
sphère :
- Sourate 39,
verset 5
"...Il
enroule la nuit sur le jour et il enroule le jour sur la nuit."
* mais non parfaite
(aplatissement des pôles) :
- Sourate
13, verset 41
"Ne
voient-ils pas que Nous venons à
On retrouve la
même idée
que
- Sourate 79, verset 30
"Et
quant à
N’ayant
pas
compris le sens du verset (car ils
n’imaginaient pas que
2- 2) Rotation de
Une
conséquence logique de la forme sphérique du
globe terrestre et
de sa rotation est que la nuit ne l’emporte pas sur le jour.
Mentionnons à ce
sujet le verset suivant :
- Sourate 36,
verset
40
"... Il ne
conviendrait pas que le Soleil rejoigne
On
comprend
ici, à partir de l’expression "ni
que la nuit devance le jour", qu’il y a pour le
Coran coexistence du
jour et de la nuit. En effet, le Soleil éclaire la
demi-sphère terrestre placée
en face de lui alors que l’autre demi-sphère
terrestre se trouve dans
l’obscurité. Ce seul verset ne décrit
pas explicitement le mouvement rotatif de
- Sourate
7, verset 54
"(Dieu) couvre le jour
de la nuit qui le poursuit en
hâte..."
Le mouvement de rotation de
-
Sourate 31, verset
29
"N’as-tu pas vu que
Dieu fait pénétrer la nuit dans le jour et
qu’il fait pénétrer le jour dans la
nuit ?".
La concomitance et
l’apparition graduelle du jour et
de la nuit sont évoquées dans le verset suivant :
- Sourate
36, verset 37
"Autre signe pour eux :
la nuit, dont Nous dépouillons
le jour ..."
Ici le Coran établit une
similitude entre
l’apparition graduelle du jour et de la nuit et un processus
d’enlèvement de la
peau d’un fruit, la nuit représentant la peau qui
couvre le jour représentant
la chair.
A
partir du verset 40 de
- Sourate
70, verset 40
"... Seigneur des
Orients (des Levants) et des Occidents
(Couchants)"
2-3) Réflexion
de la lumière par les planètes
Le verset
ci-dessous
différencie la nature du Soleil (en le
qualifiant de flambeau
: c’est-à-dire une lampe très
ardente) et celle de
- Sourate
25, verset 61
"Béni soit celui
qui plaça dans le ciel des constellations et y mit un
flambeau et une Lune qui
éclaire."
Il y a ici une claire
distinction entre Soleil, étoile, source de
lumière, et
-
Sourate 24, verset
35
"Dieu est la clarté
des cieux et de
2-4) Mention
des cycles lunaires
Dans le verset cité
ci-dessous,
les idées précédentes se confirment.
Il fait en outre allusion aux cycles
lunaires, qui déterminaient le calendrier des populations
arabes à cette
époque.
-
Sourate 10, verset
5
"(Dieu) est celui
qui fit du Soleil une lumière et de
2- 5) Mouvements des astres :
Dans le verset suivant, le Coran
précise que le Soleil et
- Sourate
36, verset 40
"... Il ne
conviendrait pas que le Soleil rejoigne
Dans le verset qui
suit, il y a une allusion au fait que les trajectoires de ces deux
corps
célestes sont régies par des lois (ce sont pour
nous les lois physiques de la
gravitation et de la cinématique).
-
Sourate 55, verset
5
"Le soleil et la lune
(sont soumis) à des calculs."
Indiquons que les calculs des
humains ne constituent
qu’une représentation des lois physiques
fondamentales, sous-jacentes, qu’ils
ne font qu’approcher.
Un
point qui peut attirer l’attention est que les
deux versets précédents ont mis
l’accent sur l’harmonie, uniquement dans les
mouvements du Soleil et de
samedi 2 juin 2007
L’actualité électorale, par Mabi
Quelques dessins d’actualité d’un jeune dessinateur de presse amateur, Sébastien Delaunoy, dit Mabi.






dimanche 4 mars 2007
Un étrange animal marin
Le 28 février 2007, à 10h15, a été découvert sur une plage de Loire-Atlantique, à proximité de la plage des Sablons (à Sainte-Marie plus précisément) un animal de près de 1 mètre de longueur.
En état de décomposition, la créature au corps oblong, ne présentant pas de nageoires, ni dorsale ni caudale, montrait un bec scindé en deux sur une longueur de 15cm.
Cette étrange découverte a été signalée aux pompiers à 10h20, accompagnée de photos envoyées par téléphone portable. Au vu des images, ils en ont référé aux services techniques locaux. Un agent s’est rendu sur les lieux pour expertise. Ce dernier leur annonce qu’il y a 85% de chances qu’il s’agisse d’un dauphin !
Mais le dauphin ne présente pas de telles caractéristiques physiques, notamment en ce qui concerne le rostre et les nageoires ! Et personne, ni les gens du cru, ni les pêcheurs, ne semblent connaître cet animal. Et les pompiers s’interrogent encore sur la créature venue s’échouer sur cette plage aux charmes pittoresques de la côte de Jade.
Ilest bien des animaux que l’on croyait disparus à jamais qui ont été ainsi retrouvés par hasard ! Ainsi y a-t-il eu récemment l’exemple du requin lutin, du requin reptile et un un calmar colossal à proximité de la Nouvelle-Zélande.
Peut-il s’agir d’un animal non répertorié ? A cette heure, le doute subsiste !
dimanche 4 mars 2007
Jubilatoire ? Vous avez dit jubilatoire ?
Pour faire un bon gâteau, il faut des ingrédients : farine, sucre, oeufs, levure etc... Pour faire un bon discours, une bonne critique, ou être un bon présentateur d’émission télé, il existe aujourd’hui des mots-ingrédients.
Lexique...
Après différentes études sur la question, nous sommes aujourd’hui en mesure de dire qu’un film réussi est, à 90% des chances, "jubilatoire".
Le véritable artiste se reconnaît quant à lui à son "univers déjanté". Les enfants ne sont pas des enfants, mais des "bouts de chou" ou des "têtes blondes" voire "nos chères têtes blondes".
Pour marquer votre plus vive admiration, à l’égard de tel ou tel, préférez dire "il est juste exceptionnel" à "il est exceptionnel". Le "juste" est devenu en quelque mois un incontournable mot-ingrédient sans lequel tout discours tombe à plat.
Les endroits que vous fréquentez doivent être "trendy" ou "tendance".
Pour parler politique, mieux vaut éviter de se lancer avant d’avoir assimilé deux mots-ingrédients fondamentaux, à savoir "populisme" et "démagogie".
Pour conclure, voilà un exemple de discours-type qui vous aidera à vous orienter dans la vie :
A l’heure où le populisme et la démagogie font rage en politique, des films jubilatoires tels que "la Môme" ou "Molière" sont comme une bouffée d’air pur pour nos chères têtes blondes. Marion Cotillard est juste exceptionnelle dans le film dédié à la môme Piaf, artiste à l’univers si déjanté. Le temps peut bien passer, la Môme reste trendy pour avoir su capter la tendance. Avis aux bouts de chou.
Bonne chance pour vos futurs discours.
samedi 11 mars 2006
Cet ouvrage, réédité dans la collection Arléa Poche, suscite d’emblée la curiosité. Sous-titré « les étrangers et leurs mots dans la langue française », il offre un large éventail de mots français d’origine étrangère. L’auteur, Patrice Louis [1] ne se contente pas d’une simple énumération de mots et de leur acception. Certains mots (gadget, bakchich) et expressions (parapluie bulgare, couteau suisse) font même l’objet de commentaires détaillés. En outre, des rubriques judicieuses comme « CLICHES », « SURNOMS »... éclairent sur le contexte social et historique de chaque pays répertorié. A la fois distrayant et instructif, ce livre de la même veine que Du bruit dans Landerneau (voir l’article Histoire de mots, paru le 2 mai 2005, Piges2Presse) est particulièrement rafraîchissant !
Toutes les Suédoises s’appellent Ingrid. « Les étrangers et leurs mots dans la langue française », de Patrice Louis, éditions Arléa, 2006, 310 pages, 12 euros.
TDF : Après Du bruit dans Landerneau et C’est beau mais c’est faux, vous poursuivez - il me semble - avec Toutes les Suédoises s’appellent Ingrid une quête à la fois érudite et ludique de l’origine des mots. Recenser tous ces mots et expressions dérivées d’origine étrangère et les commenter, n’est-ce pas un voyage parfois harassant ?
Patrice Louis :
Oh que non ! Les mots sont des compagnons passionnants. Ils ouvrent tous les horizons, c’est vraiment le cas de le dire. L’apport d’autrui dans la construction de notre culture est réjouissant.
L’originalité du livre me paraît se trouver dans le classement des emprunts. Il montre nos envies, nos besoins et nos manques. Il est ainsi réconfortant que les dictateurs de tous poils s’abritent sous des noms venus d’ailleurs : tsar (russe), führer (allemand), caudillo (espagnol), gourou (sanskrit), etc.
Plus généralement, l’ouvrage se revendique volontiers comme un antidépresseur ! L’ouverture au monde comme médicament contre les communautarismes, les frileux replis, les exclusions. Pour autant, la langue, jamais ingénue, se montre ainsi reflet de nos contradictions, de nos ambiguïtés.
En lisant votre ouvrage, on est frappés par la prédominance de certaines langues, comme le grec et l’anglais dans le vocabulaire quotidien. L’Histoire et l’Économie seraient-elles les seules pistes pour appréhender ce phénomène ?
Ma grande surprise a été de découvrir une cohérence entre l’emprunt aux mots d’une langue et l’idée que l’on se fait de ceux qui parlent cette langue. Je m’explique : les emprunts obéissent à une nécessité. Tous les secteurs de nos activités sont concernés.
Un seul exemple : les langues tsiganes. Nous leur avons pris une poignée de mots - pratiquement tous d’argot au demeurant. Ils sont tous liés à des comportements malhonnêtes ("mettre les adjas" (s’enfuir) ; "aboule" le fric (donne vite l’argent) ; "surin" (le couteau que l’on plante dans le ventre de sa victime), etc. Cela tombe bien : dans notre imaginaire, les tsiganes sont des romanichels, des voleurs de poule. CQFD. L’exemple n’est pas nécessairement à notre honneur, mais c’est ainsi. Du coup, Toutes les Suédoises s’appellent Ingrid est bien plus un livre sur les étrangers que des listes de mots venus d’ailleurs.
Les mots français d’origine étrangère relatifs à la mode et à la gastronomie semblent nombreux dans Toutes les Suédoises s’appellent Ingrid. Dans quels autres domaines constatez-vous une profusion de mots ?
D’abord, cela prouve que nous sommes férus d’élégance et de gourmandise. Le français est beau et bon quand il s’ouvre grand. Je vous invite à vérifier dans les emprunts que je cite à quelle sauce sont accommodées les langues. L’italien est à son avantage (cultivé et séduisant). Les langues africaines le sont bien moins. Et le miroir qu’elles nous tendent révèle que le colonialisme se décline en positif comme en négatif. C’est l’immense défenseur du français Léopold Sédar Senghor qui, d’un trait fulgurant, avait asséné que « la raison est hellène comme l’émotion nègre »... Le métissage, commentait-il, permet le « rendez-vous du donner et du recevoir ».
L’un ne va pas sans l’autre et j’esquisse dans les dernières pages les emprunts que les étrangers font au français.
Dans cette mer de mots et d’expressions dérivées, pouvez-vous nous citer quelques-uns de vos préférés ?
Les plus joyeux ! Je trouve admirable que la fête soit exprimée par une profusion de mots étrangers : « fiesta » et « bamboche » (venus d’Europe), « java » (arrivé d’Asie), « bamboula » (débarqué d’Afrique), etc. Leur sonorité n’est d’ailleurs sûrement pas fortuite. Rien qu’en les prononçant, on s’amuse !
Ajoutez-y l’hébreu « sabbat » et « ramdam » dérivé de l’arabe « ramadan » et nous aurons ensemble une vision enjouée et apaisée de notre petite planète.
[1] Journaliste et écrivain. Auteur de Les deux font la paire (1997), C’est beau mais c’est faux (2000), Aimé Césaire, rencontre avec un Nègre fondamental (2004), aux éditions Arléa ; de L’Enfer à Saint-Pierre (2002), 1902 au jour le jour (2002), A,B, Césaire (2003), aux éditions Ibis rouge ; de Dico.com, Les mots de l’Internet de la Nouvelle économie (2000), aux éditions Désormeaux.
mardi 25 octobre 2005
Jérôme Attal a de la présence. Celle d’un dandy nerveux, bondissant et quelque peu condescendant. Il fait aussi grincer des dents, bavarde, se moque, dérisionne et récite des chansons acides et désabusées, que la batterie et less deux guitares retranchent derrière un rock puissant et mélodique.
L’époque électro-mélodique sur ordinateur semble révolue. Sans doute par crainte de ressembler trop à Vincent Delerm dont on retrouve - plus que de Gainsbourg - les intonations endormies.
Fini aussi les antisèches brandies à bout de bras, manches de veste retroussées par une chemise blanche à poignet long. Reste la gouaille, ces bonds désordonnés de boxeur à l’entraînementnt et ces interminables feintes improvisations de timide extraverti, où l’auto-dérision se mêle à la moquerie potache.
Reste aussi, surtout, le charme vénéneux d’un auteur. Un vrai..
vendredi 16 septembre 2005
Dessins d’actualité
Quelques dessins d’actualité d’un jeune dessinateur de presse amateur, Sébastien Delaunoy, dit Mabi.











vendredi 10 juin 2005
"Les lieux cultes du cinéma en France"
A l’occasion de la parution du Guide des lieux cultes du cinéma en France [1], interview de l’auteur Marc Lemonier [2]
Thierry de Fages : Votre ouvrage recense un nombre important de lieux extérieurs de tournage : villages, châteaux, plages...
Ces lieux passés à la postérité, ont-ils réellement une incidence sur la fréquentation touristique des régions concernées ?
Marc Lemonier : C’est peu dire que les conseils municipaux et les offices du tourisme essaient de faire naître cet engouement...
Aujourd’hui, la tendance est de mettre en avant les tournages et de faire de cela un argument de promotion, alors que jusqu’alors on ne les citait qu’incidemment. C’est l’effet « Le Bonheur est dans le pré », qui me semble avoir donné un coup d’accélérateur au processus. Aujourd’hui, l’on voit apparaître des monuments ou des plaques commémoratives sur les lieux des tournages : un mur peint célébrant La Grande Vadrouille à Beaune, une statue de Mon Oncle et une plaque à Saint-Maur, la statue de Tati à Saint-Marc, une statue de Raimu à Toulon. Par ailleurs, les références aux films apparaissent dans la littérature touristique, et des circuits sont organisés dans l’univers de Pagnol ou sur les traces du Pacte des loups.
La rue Lepic - à Paris - a acquis un statut d’« icône » grâce au film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Avez-vous constaté un similaire engouement pour un quartier à la suite d’autres tournages en France ?
Il y a des exemples de toute nature. Le village de l’école d’Etre et Avoir ou la vallée de Vassieux en Vercors, décor d’Une hirondelle a fait le printemps, font l’objet d’une curiosité dont ils se passeraient peut-être... En règle générale, la curiosité est proportionnelle au succès du film. Pour l’instant, à ma connaissance, le château de Ravel où fut tourné Les Choristes n’organise pas encore de pèlerinages.
Dans votre postface, vous signalez le décor de Brasilia à propos d’un film, L’Homme de Rio, dans lequel l’acteur - Belmondo - évolue au sommet des immeubles en construction. Paradoxalement, ce film d’aventures, excellent d’ailleurs, permet d’entrevoir l’oeuvre d’un grand architecte, Niemeyer.
Avez-vous constaté en France d’autres œuvres cinématographiques en décor réel ayant établi des liens aussi étroits avec des réalisations urbanistiques ?
L’exemple parfait de cela se retrouve dans l’œuvre d’Eric Rohmer, qui reste encore aujourd’hui le seul à avoir intégré les villes nouvelles, leur ambiance et leur décor dans ses films. Les villes sont d’ailleurs le sujet même de la fiction, ainsi le mode de vie de Cergy ; une ville jeune peuplée par des jeunes est au cœur de L’Amie de mon amie, tandis que l’éloignement et le caractère impersonnel de Marne-la-Vallée dicte la conduite des personnages des Nuits de la pleine lune.
[1] Editions Horay, collection « Guides Horay, un tourisme différent », 2005. Prix : 23 euros. 428 pages - Illustré - 13x24. ISBN 2-7058-0421-8
[2] Ecrivain et journaliste spécialisé en urbanisme.
Auteur d’une dizaine d’ouvrages, des guides la plupart du temps, consacrés à Paris - Paris Rétro, Paris les pieds dans l’eau, Paris aux mille visages - et à la découverte de lieux associés à l’histoire de la littérature et du cinéma - Les Plus belles promenades littéraires en France, Histoire du Paris Libertin ou Panique à Paname, consacré aux décors de polar à Paris.
samedi 7 mai 2005
2005 : année Jules Verne
Décidément, l’actualité Jules Verne bat son plein. Toute une série de nouvelles manifestations ont lieu ce printemps, notamment à Nantes, sa ville natale.
Ainsi, dès la mi-mai, se déroulera dans le centre-ville une parade surprise, interprétée par la troupe de spectacle Royal de Luxe. Un court-métrage sur le thème « Un voyage dans le temps à dos d’éléphant » a été réalisé par l’artiste Pierrick Sorin. Libre complément au grand spectacle, le film sera projeté parallèlement à la parade.
En juin - toujours à Nantes - botanistes ou simples curieux pourront suivre le « Tour de Nantes en 80 plantes ». Dans les espaces verts de la ville, les plantes, citées par Verne dans ses ouvrages, seront signalées par des cartels comportant leur identification et l’extrait du roman où elles sont citées. En outre, un document récapitulatif permettra de faire un circuit à travers la ville sur les traces de ces 80 plantes. Des visites botaniques et des animations sont prévues sur ce thème.
La visite du sultan des Indes sur son éléphant à voyager dans le temps. Du jeudi 19 au dimanche 22 mai.
Le Tour de Nantes en 80 plantes, le végétal dans les romans de Jules Verne dans les parcs et jardins nantais. Du vendredi 3 au dimanche 5 juin.
Jules Verne, images, mythes et imaginaires. Exposition coproduite par Nantes et le Festival de la bande dessinée d’Angoulême. Septembre 2005.
L’imaginaire vernien, aux Utopiales 2005. Festival international de science-fiction de Nantes. Du vendredi 11 au dimanche 14 novembre.
A signaler : la réouverture du musée Jules Verne (3, rue de l’Hermitage, Nantes) en septembre 2005.
à Paris :
Hommage à Jules Verne : exposition à la Cité des Sciences et de l’Industrie. Jusqu’au 30 juin.
Jules Verne, le roman de la mer : exposition au musée de la Marine. Jusqu’au 31 août.
à Amiens :
Les rencontres Cascabel : hommage aux arts du cirque, au Pôle régional des arts du cirque. Du 8 au 10 juin.
la compagnie Royal de Luxe fête Jules Verne dans les rues et boulevards d’Amiens. Du 16 au 19 juin.
Les Enfants du capitaine Verne : photos, objets et nouvelles technologies Imaginaires Jules Verne, 36, rue de Noyon. Jusqu’au 29 octobre.
A signaler : actuellement en travaux, la Maison de Jules Verne (2, rue Charles-Dubois, Amiens) sera réouverte au public en décembre 2005.
à Caen :
Le monde fantastique de Jules Verne, exposition au Parc des Expositions de Caen, du 17 au 30 octobre.
lundi 2 mai 2005
Histoire de mots
L’édition - mise à jour et augmentée - de ce Dictionnaire des noms propres du parler commun surprend agréablement. Son auteur, Patrice Louis [1], y recense des noms propres à l’aide de fiches claires. Il les met en relief en puisant abondamment dans des extraits de textes (histoire, littérature, mythologie...).
Ainsi les expressions, grandes avaleuses de mots, s’imposent et régentent notre vocabulaire !
Il y a celles qui semblent aussi vieilles... que MATHUSALEM : l’épée de DAMOCLES, des paroles d’EVANGILES, l’image d’EPINAL. D’autres cultivent un aspect ésotérique : au diable VAUVERT, remonter aux œufs de LEDA, le quart d’heure d’Andy WARHOL. Enfin, celles provenant de l’histoire récente ou de l’environnement médiatique se répandent rapidement, comme le nuage de TCHERNOBYL, la dictée de PIVOT ou le beauf de CABU.
Bref, ce dictionnaire, parsemé d’informations drôles, intéressera aussi bien lexicographes et correcteurs que cruciverbistes et amoureux de la langue française.
Du bruit dans Landerneau. Dictionnaire des noms propres du parler commun, de Patrice Louis, éditions Arléa, 2005, 580 pages, 20 euros.
TDF : D’où vous est venue l’idée d’un dictionnaire des noms propres du parler commun ?
Patrice Louis : Dès mes débuts dans le journalisme - à Europe 1 - les clichés m’ont passionné. Très tôt, je les ai récoltés, me réjouissant d’entendre ou de lire que la Maison Blanche repoussait d’un haussement d’épaules les appels du pied du Kremlin ! Patiemment, j’ai listé les formules qui comprenaient un nom propre. A force de les collecter, je les ai classées puis explicitées.
En effet, j’étais frappé par la rareté des ouvrages portant sur l’origine des expressions, leur « première occurrence » pour parler savamment comme mon éditeur. J’ai trouvé plaisant d’établir la fiche d’état-civil de chaque personnage, empruntant le sérieux qu’un fonctionnaire de mairie mettrait à l’exercice. Il ne restait plus qu’à trouver l’apparition de l’expression. Cela me prit une dizaine d’années !
Certains trouvent leur passe-temps au bistro ; j’ai choisi plutôt de m’abreuver dans les bibliothèques. En élaborant le livre, j’ai découvert que j’avais une passion cohérente avec mon métier de journaliste « gamin professionnel », celle d’apprendre au public des choses qu’il croit savoir...
Apparemment, les expressions les plus nombreuses recensées dans votre livre - C’est la BEREZINA, Une victoire à la PYRRHUS, C’est CORNELIEN, etc. - proviennent de l’histoire, de la mythologie et de la littérature. Pourquoi ?
Je n’ai pas choisi les expressions. Elles m’ont choisi. Plus sérieusement, c’est le langage commun qui me les a offertes. J’avais d’ailleurs, dans un premier temps, souhaité les présenter par origine : un tiers de mythologie, un tiers de « Saintes Écritures », un tiers d’histoire et de littérature - et un bon tiers issu de la société. Un jour, un ami lexicographe m’a enseigné que rien ne valait un début à la lettre « A » et une fin à la lettre « Z ». J’ai suivi son conseil.
D’autre part, ce ne sont pas les auteurs les plus prestigieux, les personnages les plus flamboyants ni les héros historiques dans leur grandeur qui s’imposent. Ainsi, le souvenir de Napoléon ne demeure-t-il qu’à travers les expressions évoquant ses défaites !
Ce dictionnaire recense de nombreux personnages de bande dessinée comme BECASSINE, PICSOU, ASTERIX, etc. En revanche, les personnages de séries télévisuelles, mis à part ZORRO, sont plutôt rares. Cette tendance, à votre avis, s’inversera-t-elle à l’avenir ?
Eh bien, je l’ignore : tout va si vite. Et le zapping s’en mêle. Navarro remplacera-t-il Maigret ? Dorothée prendra-t-elle le pas sur Bécassine ? Coluche chassera-t-il Astérix ?
En fait, pour s’imposer, un cliché doit se buriner au contact des années. Sans doute l’impact télévisuel est-il trop fugace pour imposer, dans le langage, plus de stéréotypes.
[1] Journaliste et écrivain. Auteur de Les deux font la paire (1997), C’est beau mais c’est faux (2000), Aimé Césaire, rencontre avec un Nègre fondamental (2004), aux éditions Arléa. Auteur de Dico.com, Les mots de l’Internet de la Nouvelle économie (2000), aux éditions Désormeaux.
jeudi 28 avril 2005
Caravan en Europe
La tournée européenne de Caravan, qui débute le 5 mai à Marseille [voir dates], enchantera les amateurs de rock progressif.
C’est l’occasion de voir un des groupes phares de l’« école de Canterbury », courant anglais de la fin des années 60, marqué par le psychédélisme. La formation actuelle comprend Doug Boyle (guitare) Richard Coughlan (batterie), Pye Hastings (guitare-chant), Jim Leverton (basse-chant), Geoffrey Richardson (viole-flûte-mandoline) et Jan Schelhaas (claviers).
Formé en 1968, Caravan, avec sa vingtaine d’albums, nous étonne. Sa musique chamarrée, aux accents lyriques, charme immédiatement. Elle offre en tout cas une des plus belles parures à un rock progressif parfois en perte d’inspiration. Ses musiciens talentueux ont su mêlé habilement divers genres musicals : rock, folk, jazz, classique.
Ainsi, ce brillant groupe, depuis une trentaine d’années, se distingue par son éclectisme musical : orchestration symphonique (Live with the New Symphonic Orchestra, 1974), jazz- rock (Waterloo Lily, 1972), pop rock, teinté de folk et de jazz (In the Land of Grey and Pink, 1971). Ce dernier album, le plus célèbre, caractérise bien le « style Caravan » : d’un côté de courtes chansons pop folk accrocheuses et délicatement ciselées ; de l’autre, des morceaux plus élaborés empruntant au jazz et au classique. Ainsi, le fort réussi Nine Feet Underground (morceau de près de 20 minutes) intrigue-t-il avec ses envolées à l’orgue Hammond et la frappe rythmique de son saxophone.
Le rock de Caravan, finalement très mélodique, s’enrichit d’une profusion instrumentale : flûte, mandoline, viole, violon, saxophone, piano électrique, orgue Hammond, etc.
Bref, tous ces mélanges, pouvant être perçus superficiellement comme un choix expérimental, frappent en fait par leur puissante cohésion. En cela, Caravan a une approche musicale assez similaire à celle de groupes comme Traffic ou Steely Dan.
Discographie sélective :
In the Land of Grey and Pink (1971)
For Girls who Grow Plump in the Night (1973)
The Battle of Hastings (1995)
Les dates des concerts de Caravan pour 2005 :
France : festival Prog Sud [Les Pennes-Mirabeau, près de Marseille] (5 mai)
Grande-Bretagne : Oxford (7 mai), Milton Keynes (8 mai), Sheffield (12 mai), Leicester (13 mai), Norwich (14 mai), Frome (21 mai), Exeter (22 mai), Brighton (10 juin), festival de l’île de Wight, Newport (11 ou 12 juin).
lundi 4 avril 2005
Van der Graaf Generator (VDGG), le retour
C’est la surprise de ce printemps 2005 : le groupe britannique Van der Graaf Generator, près de trente ans après leur dernier album (Vital, 1978), sort un nouvel opus. Intitulé « Present », il paraîtra le 25 avril. Il s’agit d’un double CD, distribué par EMI Virgin [1]. Une tournée européenne est prévue. Elle débutera le 6 mai à Londres au Royal Festival Hall [voir dates de concerts].
Cette réunion des membres originels comprendra Hugh Banton (orgue-piano), Guy Evans (batterie), David Jackson (saxophone-flûte) et Peter Hammill (chant-piano).
Formé en 1967, séparé en 1977, VDGG est un groupe phare des seventies. Bien qu’évoluant dans la mouvance « progressive » de l’époque, sa musique - éclectique en diable - échappe aux définitions. Elle se promène entre free jazz, récitatif d’opéra et rock symphonique... Au service de la voix ample de son chanteur, Peter Hammill [2], poète habité et homme de mots, elle se distingue par la proéminence de l’orgue et du saxophone.
Le jeu, à la fois subtil et survolté du saxophoniste David Jackson évoque celui d’Andy Mackay, en plus énergique ; les volutes d’orgue d’Hugh Banton rappellent celles de Ray Manzarek, en plus lyrique.
D’apparence chaotique, cette formation à l’image futuriste, réunissant trois musiciens exceptionnels et un chanteur-pianiste mythique, offre en fait une rare cohérence, d’une redoutable efficacité.
Les dates de concerts :
Concerts VDGG pour 2005 :
Grande-Bretagne :
Londres (6 mai), Leicester (9 juillet), Liverpool (10 juillet) ;
Italie :
Milan (11 juin), Rome (12 juin) ; Sicily Womad Festival (14 ou 15 juillet).
France :
Paris Bataclan (12 juillet).
Interview de Phil Smart [3], coauteur avec Jim Christopulos [4] d’un livre consacré à VDGG.
L’ouvrage - autoédité - écrit avec la coopération des membres du groupe sortira en Grande-Bretagne. Date prévisionnelle de parution : septembre 2005.
TDF : Quand avez-vous écouté VDGG pour la première fois ?
Phil Smart : En 1972, juste après leur [deuxième] séparation ! Pas vraiment la meilleure époque pour le groupe ! ; par contre, j’ai suivi la carrière solo de Peter Hammill, et je l’ai vu plusieurs fois en concert en 1973 et en 1974.
J’étais donc très enthousiaste lors de la reformation de VDGG en 1975.
Quelle est la particularité musicale de VDGG ? Rock ? Progressif ? Jazz ?
Phil Smart : Il est difficile de répondre à cette question. Celle-ci fait l’objet d’âpres discussions parmi les fans et dans la presse.
Néanmoins, ils sont généralement rangés dans la catégorie « prog rock » [rock progressif] mais à mon avis ils échappent à toute étiquette ; je n’aime pas le terme « progressive ».
Autrefois, au début des seventies, nous appelions leur musique « underground », car leur création n’était pas commerciale comme la majeure production de la pop music de l’époque.
Vraiment, VDGG était différent des autres groupes.
Beaucoup de gens connaissent les noms de Pink Floyd, Yes ou King Crimson. Mais VDGG est plutôt inconnu... Pourquoi ?
Phil Smart : Leur musique est très difficile d’accès ; de même, leurs textes... On aime ou on déteste. D’ailleurs, la plupart des gens les détestent.
La reformation de VDGG est-elle durable ?
Phil Smart : Le groupe a juste « une réunion ». Ce n’est pas une réformation dans le sens où ils se remettent ensemble pour en faire leur métier. Ils ont tous d’autres intérêts, et ils feront de la scène si l’ambiance leur convient.
On ne peut pas prévoir leur comportement ! Néanmoins, ils continueront probablement à faire - occasionnellement - des concerts et des disques si ça leur plaît.
[1] La compagnie de disques va progressivement remasteriser la plupart des albums de VDGG, les trois premiers devant sortir fin mai 2005.)
[2] Il a réalisé près de 40 albums en tant qu’auteur-compositeur.
[3] Phil Smart est anglais et vit à Northampton. Expert-consultant dans l’industrie pétrolière, il a créé un site Internet consacré à VDGG.
[4] Américain, Jim Christopulos vit à Chicago. Il est batteur dans un blues band appelé « Howard and the White Boys ».
mercredi 23 mars 2005
Symphonie norvégienne
jeudi 3 mars 2005
Mail connexion, la conversation planétaire
Interview de Cécile Moulard [1] :
Thierry de Fages : L’envoi d’un e-mail est-il devenu aussi courant qu’un simple appel téléphonique ?
Cécile Moulard : Sans aucun doute dans le monde professionnel ! Envoyer un e-mail est même souvent plus simple que de décrocher son téléphone. L’ordinateur étant de plus en plus souvent au travail le prolongement naturel de l’Humain dans un bureau, il devient plus confortable de l’utiliser comme plate-forme d’administration de ses communications.
Le téléphone pour autant n’est pas oublié. Il prend souvent la forme du portable qui accompagne quand l’ordinateur n’est plus là. E-mail et téléphone répondent à deux besoins différents... Cela pourtant n’est vrai, aujourd’hui, que dans les bureaux... Dans la vie privée, l’e-mail est utilisé davantage par nécessité (éloignement, surtout hors frontière et hors fuseau horaire).
Vous évoquez dans votre livre l’existence de ces drôles de trolls. Ne condamnent-ils pas à terme l’existence-même de forums spontanés et réactifs ?
Les trolls ne peuvent rien contre l’énergie formidable qui se dégage des forums et des chats. Avec la maturité des utilisateurs et leur besoin d’autodiscipline, les perturbateurs ont et auront de moins en moins de possibilités de perturber le jeu de la conversation écrite.
Vous signalez également le fait que certaines entreprises vont jusqu’à rendre impossible la photocopie de leurs e-mails par imprimante. Y a t-il eu de réels cas d’espionnage industriel justifiant une telle précaution ?
Les e-mails non imprimables répondent à des besoins de confidentialité aujourd’hui très mal pris en compte par les gestionnaires d’e-mails. Prenons l’exemple de ces grands scandales révélés par des échanges d’e-mails qui n’auraient jamais dû passer par des voies « normales ». Je pense à Enron, à Boeing, etc.
Il est important de donner un statut à un échange : certains doivent se faire sous le sceau du secret. L’e-mail non imprimable et non transférable est un peu le téléphone rouge du cyberespace.
Est-ce que l’e-mail va subir de grandes transformations d’ici 10 ans ?
Certainement ! Les transformations viendront de son rapprochement avec la messagerie instantanée, les webcams, le téléphone et les stylos électroniques. Les gestionnaires d’e-mails vont aussi améliorer les fonctions existantes pour donner de plus en plus de possibilités d’adaptation et de personnalisation à leurs utilisateurs : meilleure protection contre les intrus (spam, hoax, virus, etc.), mémoire plus importante, recherche plus facile sur les échanges passés, etc.
La transformation va donc dans le bon sens : celui d’une utilisation plus facile, plus intuitive, plus efficace où la boîte mail deviendra une plate-forme de communication personnelle très complète et inclusive.
[1] Pionnière du réseau, spécialisée dans l’impact sociologique des nouvelles technologies, Cécile Moulard a créé et dirigé Carat Interactive puis amazon.fr avant de lancer sa société de conseil Sixième Continent. Membre de nombreux clubs français et étrangers, elle est chargée d’enseignement à HEC Telecom Paris.
samedi 26 février 2005
Thierry de Fages : Ces 60 Voyages extraordinaires se déroulent dans de multiples contrées. Ils fourmillent de descriptions (paysages, faune, flore...).
Ces dernières sont-elles le fruit d’observations naturalistes ou de l’imagination de Verne ?
Samuel Sadaune : [1] Même si Jules Verne a beaucoup voyagé (en Ecosse, en Scandinavie, en Afrique du Nord et aux Etats-Unis), la majeure partie de ses descriptions provient de lectures d’ouvrages d’autres explorateurs ou de livres vulgarisateurs de géographie (de Humboldt à Joanne, en passant par [Jacques] Arago et [Elisée] Reclus).
Toutefois, à cette matière première s’ajoute l’imaginaire particulier de Verne. Un exemple : la description par Verne de l’Afrique du Sud (L’Etoile du Sud) est certainement exacte et trouvée dans un autre ouvrage. Il la complète toutefois, en plus bien sûr de l’aventure qui s’y déroule, par une subtile description : un lieu merveilleux où son talent créatif peut s’épanouir jusque dans le délire. Il s’agit là d’une gigantesque grotte de diamants où les couleurs les plus variées et les plus riches s’offrent à l’œil de l’intrus qui y pénètre. Ce genre de sites s’accumule dans les romans verniens. Ils sont toujours dans un lieu existant, mais dissimulés, loin des regards importuns, éloignés de la triste Réalité. Le Centre de la terre est bien entendu le summum de ces lieux merveilleux.
Dans ces Voyages se profile l’image récurrente du savant (le docteur Fergusson) ou du professeur. Celui-ci décide à la fois des expéditions et fournit au lecteur des explications scientifiques.
Pourquoi Jules Verne a-t-il choisi ce type d’homme plutôt qu’un autre ?
La véritable question serait Pourquoi le docteur Fergusson ?
Il fallait déjà un Anglais, en raison du fait que Burton et Speke avaient précédé Fergusson et ses compères sur le trajet des sources du nil. C’est Edgar Poe qui a sans doute incité Verne à mettre de la science dans ce premier roman d’exploration qu’est Cinq Semaines en ballon.
Toutefois, chez l’écrivain américain, les phénomènes scientifiques sont souvent constatés par des profanes. Mais Verne avait fait la connaissance vers 1850 des frères Arago : François Arago était l’un des plus grands savants français de l’époque (on dirait aujourd’hui un astrophysicien) ; quant à Jacques Arago, il avait déjà voyagé en ballon et rédigé des ouvrages de vulgarisation géographique. Donc, l’image du savant lui est familière. Enfin, bien que cela n’ait, je crois, jamais été dit, je pense que Balzac, inventeur de nombreux savants, a pu influencer Verne.
En revanche, une fois Fergusson créé, le fait de continuer de mettre en scène des savants résulte des exigences du contrat passé avec Hetzel : chaque roman doit présenter un ouvrage et de la science. Il paraît logique en ce cas de mettre fréquemment (mais pas systématiquement, loin de là) un savant, dont le caractère est variable. A mon avis, le plus complet et le plus intéressant est le docteur Clawbonny (Voyages et aventures du capitaine Hatteras) qui est une sorte de Diderot complété d’un François Arago ayant réponse à tout, s’émerveillant de tout, doté d’une magnifique résistance et d’un moral à toute épreuve. Paganel (Les Enfants du capitaine Grant) est l’image du savant distrait mais généreux. Puis, il va y avoir de nombreux scientifiques grincheux et même ridicules. A partir des années 1870, on compte peu de savants véritablement positifs dans l’œuvre. Ils tendent même à disparaître.
Dans un de ces Voyages (Les Tribulations d’un Chinois en Chine), le romancier nous conte le stratagème d’un philosophe - nommé Wang - pour inciter un jeune homme riche et désœuvré à voyager.
Quelle est, selon vous, la motivation profonde du philosophe ? Est-il le porte-parole de Jules Verne ?
Comme le montre très bien également la version filmée de Philippe de Broca (pas très fidèle mais très drôle), le but de Wang est de procurer à un personnage désœuvré du frisson, de lui faire assimiler la sensation de la perte, qui lui est étrangère. Par ailleurs, en le faisant voyager, il lui fait connaître l’Ailleurs, cet inconnu. Mais aussi la gêne, l’inconfort, l’insécurité. De convenue et prévisible, l’existence de notre jeune Chinois, qui a pour nom Kin-Fo, devient tumultueuse.
Les intentions de Jules Verne sont plus profondes et en même temps plus incertaines à mon avis. En fait, j’ai étudié cet écrivain dans le cadre d’un gros travail que j’effectue sur les données hygiéniques qui sont celles des penseurs du XIXe siècle.
Verne est l’écrivain français qui s’intéresse le plus à l’hygiène (battant même à mon avis Zola), qu’elle soit morale, publique, intime, qu’elle relève de la médecine préventive, de la propreté, de l’écologie. Or, le Chinois en Chine, comme beaucoup d’autres romans verniens, a pour thème la recherche d’une hygiène de vie. Verne l’écrit à une époque où les artistes français ont connu le phénomène du « spleen » (je crois qu’on dirait aujourd’hui « dépression de l’artiste »).
Baudelaire est l’un des auteurs qui a le plus influencé Jules Verne (qui le cite parfois). Or, a contrario, Jules Verne, comme Hugo et Balzac, croit en l’Energie. L’un de ses plus beaux personnages, le docteur Clawbonny [déjà cité], possède le sens hygiénique au plus haut point, tant pour la santé physique que morale (je l’ai surnommé « un homme-hygiène »). Comment peu à peu ressembler au docteur Clawbonny ? Tel pourrait être le fondement de l’histoire de Kin-Fo.
Dans un autre des Voyages - La Jangada -, Jules Verne nous conte l’histoire d’une famille qui se déplace sur l’Amazone à bord d’un radeau géant. Ce dernier, tel un escargot, porte un village entier ( !).
Ce petit univers flottant, vivant en autarcie, dans un cadre enchanteur, est-ce le grand rêve rousseauiste de Jules Verne ?
Il y a une nuance entre l’autarcie rousseauiste et l’autarcie vernienne. Je crois qu’en dépit de nombreux avantages dont bénéficie la propriété de Julie (l’héroïne de La Nouvelle Héloïse, Rousseau a tout de même à l’esprit un isolement plus « frugal ». On le ressent surtout en lisant Les Rêveries du promeneur solitaire.
En revanche, le héros vernien (Nemo, le capitaine de Vingt Mille Lieux sous les mers en étant l’exemple le plus absolu) bénéficie toujours, dans son isolement (volontaire ou non) d’un très grand confort. Par ailleurs, Joam Garral et sa famille (les héros de La Jangada) ne sont pas isolés. En effet, ils traversent de nombreuses propriétés et surtout longent les deux rives d’une forêt équatoriale dont plusieurs chercheurs verniens ont pu dire qu’elle ressemblait plutôt à un Jardin des Plantes ou... à un garde-manger géant.
Cet « escargot », qui porte un village entier, est un fantasme chez Verne : il a déjà imaginé un Village dans les airs dans une de ses nouvelles (Un Voyage en ballon) tandis qu’un autre Voyage, L’Ile à hélice, nous présente également une cité installée sur une île géante qui se déplace à travers le Pacifique.
Bon nombre de ces Voyages sont plutôt mouvementés : naufrages, attaques de monstres marins, actes de cannibalisme, accès de folie des voyageurs...
En décrivant la brusquerie du monde, par le biais de ses Voyages extraordinaires, que cherche à nous dire Jules Verne ?
De façon générale, ces attaques et naufrages (également les nombreuses mutineries et guerres civiles) sont le plus souvent présents pour faire avancer l’action. Je dirais même qu’au fil des années, la trame des romans devient souvent conventionnelle. Le cas du cannibalisme est plus particulier. Verne semble vraiment fasciné par cette pratique, surtout par l’idée de Blancs mangeant des Blancs.
Voici mon hypothèse : Verne, contrairement à Hugo, n’ose pas dénoncer la triste condition du peuple français. La meilleure façon, pour l’auteur, de rappeler la souffrance engendrée par la faim, c’est de rassembler des Français de toutes classes sur un radeau et d’exposer toutes leurs affres. A mon avis, c’est l’une des raisons de la permanence du thème du cannibalisme chez Verne.
Quant au fait que nous sommes dans un monde peu sûr, il est évident que Verne ressent ce phénomène mais il nous le présente d’une autre façon : face à face, un monde « standardisé » (on dit aujourd’hui « mondialisé »), dont L’Ile à hélice est la meilleure représentation ; d’un autre côté, il nous expose des catastrophes naturelles, souvent dues à l’intervention de l’homme, qui remettent sa présence en question.
La fin de l’humanité, à la suite d’un soulèvement des eaux, est un leitmotiv chez Verne. Le 24 décembre dernier, de nombreux Verniens ont dû se trouver horriblement fascinés par la « prédiction » de Verne. (Mais il faut raison garder : Verne a surtout été fasciné par l’Atlantide de Platon et par le phénomène des éruptions de volcans sous-marins.)
[1] Membre de la Société Jules Verne et docteur ès lettres. Il a édité plusieurs ouvrages aux éditions Ouest-France dont Contes et Nouvelles de Jules Verne, en 2000. Il est également l’auteur d une thèse intitulée : « L’hygiène dans l’œuvre de Jules Verne ».
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