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Mardi 07 février 2012
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lundi 23 août 2004

Peut-on encore parler de « minorité » ? En Lettonie les descendants d’immigrants d’autres républiques soviétiques, des Russes pour la plupart, composent la moitié de la population. A l’indépendance, l’adoption du droit du sang par l’Etat les a rendus d’un coup étrangers en leur pays. Aujourd’hui, l’acquisition de la nationalité est subordonnée pour eux à un examen de culture et de langue. Beaucoup se demandent pourquoi ils devraient faire cette démarche payante alors qu’ils sont nés ici. 500 000 personnes, soit près d’un quart du pays, ont un statut de « non-citoyen ». Une situation unique en Europe.
Les communautés russophone et lettone ne parlent pas la même langue, ne lisent pas les mêmes journaux, envoient leurs enfants dans des écoles distinctes... La séparation nourrit des préjugés. Les Slaves sont souvent perçus comme des colons.
Cette question est actuellement l’enjeu du débat le plus crucial dans la société lettone. A la croisée des chemins entre l’occupation soviétique et l’intégration dans l’Union européenne, le pays a besoin d’affirmer son projet national et de mettre fin à ce statut d’exception. Les Russes sont sommés d’adhérer. Après l’issue positive du référendum d’adhésion, les demandes de naturalisation ont nettement augmenté.
9490 signes,
6,33 feuillets,
soit
432 € à 68,25 € le feuillet
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Nicolas Gauthy
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